Logement Sénior
Près d'une vingtaine de personnes se sont rassemblées le 8 septembre 2025 pour parler logement sénior et intergénérationnel. Trois témoins ont présenté leurs expériences :
- 29 logements dans une Résidence-services présentés par Chantal Deruette, Directrice de la Maison de la Sainte Famille à Rouvroy
- 5 maisonnettes communales à Musson par Sylvie Guillaume, Bourgmestre de Musson
- 19 appartements dans une résidence communale, par Cindy Feller, Echevine des aînés et de la jeunesse à Martelange
L’enjeu du logement sénior est une réalité à Rouvroy au vu des évolutions démographiques projetées (augmentation des plus de 80 ans et des 65-79 ans). Les participants ont ainsi confirmé l’importance de cet enjeu avec le besoin de «bien loger» les séniors en offrant une large possibilité de solutions selon leurs souhaits et leur budget.
Lors du débat, plusieurs éléments ont été évoqués :
• La question de l’offre activités pour les séniors à Rouvroy et l’importance de la circulation de l’information.
• En ce qui concerne l’aspect intergénérationnel des activités, l’investissement dans toute association implique de rencontrer d’autres générations (ex : club sportif).
• L’intérêt du logement intergénérationnel. Il serait très utile d'en savoir plus sur les logements intergénérationnels de type kangourou ou même partagé (type Abbayfield). En effet, on voit de plus en plus de grands logements occupés par une personnes âgés seule et pour lui permettre de rester dans son logement, cohabiter avec un plus jeune serait une formule intéressante. C’est aussi une façon de rester « dans la vie » et de ne pas rester entre personnes âgées. Certaines familles le font déjà en aménageant leur maison pour accueillir un parent âgé.
• Un constat a aussi été fait au niveau du marché immobilier : on voit de plus en plus de séniors vendre leur maison familiale pour acheter un appartement dans une résidence sur le marché privé, le plus souvent dans un centre-ville afin de bénéficier des services, des commerces et de se simplifier la vie (plus d’entretien des grands jardins, etc.). On le constate à Martelange ou Virton. C’est intéressant car cela remet sur le marché immobilier des grandes maisons destinés aux familles. Cependant, cette démarche nécessite un certain niveau de revenu que les personnes modestes âgées ou simplement locataires ne peuvent se permettre. C’est aussi une démarche qui à faire finalement assez tôt (60-75 ans) quand les personnes disposent d’énergie, de leurs capacités physiques et psychologiques.
• L’importance du soutien familial (transport pour les rendez-vous médicaux, les courses…) qui est encore présent dans nos régions. Les enfants (au moins quelques-uns) habitent encore le plus souvent à une distance qui le permet.
La discussion conviviale a fait émerger plusieurs réalités : il y a autant de séniors que de souhaits, avec par exemple :
- Le souhait de partager les logements entre séniors et plus jeunes pour « rester dans la vie ».
- L’envie de développer un habitat partagé et participatif où les séniors aurait leur place « pour être actif » même âgés.
- Le souhait de tranquillité de personnes recherchant plutôt des logements individuels, simple d’entretien et bien situé (commerces, services), le contact avec les autres générations pouvant se faire au niveau du quartier.
N'hésitez pas à télécharger le diaporama de la conférence ci-dessous !